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savonniers à l'automne

Quelques reflexions préalables à la plantation...

érable de Freeman en tige

...des arbres et autres végétaux...

haie champêtre fleurie

...bien adaptés à leur environnement

hortensia arbustif

LES PLANTATIONS AU JARDIN

Planter un arbre n’est pas un acte anodin. Sa culture demande du temps. Pièce maîtresse de l’aménagement paysager, ce n’est pas un meuble qu’on pourra déplacer. Arbre fruitier ou d’ornement, accompagné d’autres végétaux, d’arbustes et de fleurs vivaces, il est l’élément vivant du jardin. Celui-ci s’insère dans le paysage par sa végétation. S’ il est ordonné, il fera une juste transition entre la maison et la campagne environnante. S’il est plutôt sauvage, il se fondra naturellement, au point parfois que la nature l’envahisse, et que le jardinier soit obligé d’intervenir fréquemment pour la tenir à distance. Les parcs et jardins de ville n’auront pas ce problème, mais seront un havre de paix pour les animaux et les humains.

PLANTER UN ARBRE

Dans notre civilisation, l’arbre est synonyme de force, de longévité. Ce n’est hélas pas toujours le cas. La présence d’un arbre dans un jardin est la conjonction de sa force naturelle et de la volonté de l’humain qui l’a planté là. Mais si l’arbre se bat et pousse droit pour emplir son rôle, suivant ses prédispositions génétiques, l’humain est ambigu dans son attitude et ses décisions. Il oublie souvent pourquoi il a planté, quelle fonction ou quel rôle il attribuait à cet arbre, car si dans la forêt un arbre vit et prospère en compagnie de ses congénères, dans les parcs ou les jardins il remplit un rôle précis :

Ombrage, architecture, beauté des formes, des couleurs ou des écorces, simple verdure ou accompagnement de monuments historiques, mesure de l’age et marquage de l’époque …Il suffit qu’un jour l’ami fidèle perde un peu vite, un peu trop de feuilles, qu’ il abandonne quelques brindilles ou branches sèches, que les rafales du vent le secouent plus que de coutume, et l’homme se rend alors compte que ce compagnon devient envahissant, qu’on l’aimait bien petit, mais que maintenant il fait un peu peur. Alors vient le temps de l’élagage, drastique puisque non prémédité, blessant et mutilant pour l’arbre.

C’est donc au moment de la plantation que son avenir va se décider. C’est un moment important où on va choisir le rôle du futur végétal, envisager son ampleur, définir son emplacement et ses compagnons, en ayant toujours à l’esprit le développement futur du houppier et des racines, l’ampleur adulte, les conséquences sur le voisinage botanique ou bâti.

FORMES et TAILLES:

le jeune arbre est cultivé sous plusieurs formes.

La forme tige : naturellement, il présente un tronc vertical, posé sur un plateau de racines, et dominé par un houppier de forme plus ou moins arrondie. On trouve également certaines espèces sous une forme apparemment naturelle, composée de plusieurs troncs : la cépée.

L’arbre est traditionnellement cultivé en pleine terre. Il est arraché au moment de l’achat, et perd dans l’affaire une grande partie de ses racines. Plus il est âgé au moment de la transplantation, plus le choc sera grand et la reprise sera longue. Pour éviter ce stress au maximum, les bonnes pépinières font des mottes qui englobent un maximum de radicelles, et transplantent plusieurs fois les végétaux. Le surcoût est compensé par la rapidité de la reprise.

D’autres fournisseurs choisissent la culture en conteneurs plastique. Mais dans ces récipients au bords lisses, les racines ont tendance à chignonner, et à garder cette habitude y compris après la plantation. Cela donne des enracinements moins vigoureux et donc un moins bon encrage ainsi qu’une moins bonne capacité à aller chercher l’eau et les éléments nutritifs

Les tailles conditionnent également le prix. Entre un jeune baliveau de 2/3 ans et une tige 8/10 (dont la circonférence mesurée à 1 m du sol sert à établir le prix,) de 7à 8 ans, la différence de coût est exponentielle. Et le gain de taille ne signifie rien quelques années plus tard.

plantation d'un arbre tige en motte

PLANTATION :

Elle conditionne grandement le développement futur du végétal. La préparation de la fosse de plantation est primordiale. L’entreprise travaille avec une minipelle pour décompacter le mieux possible l’emplacement. On pourra amender le sol s’il est trop pauvre, sans toutefois gaver le végétal, ou rapporter de la terre végétale pour le démarrage des premières années.

L’hydromorphisme est au moins aussi redoutable que la sécheresse, les jeunes racines risquant l’asphyxie en période de pluie. La plantation sur butte et le choix judicieux du végétal permettent de pallier à ces problèmes.

Les végétaux à racines nues gagneront à être pralinés lors de la plantation, afin d'éviter le déssèchement des racines.

B.R.F

Le TUTEURAGE :

Très important pour les arbres au houppier déjà développé, il leur laisse toutefois une liberté de mouvement qui leur permet d’apprendre à résister au vent et de développer des racines en conséquence. Mais il vaut mieux ne pas en mettre plutôt que laisser les arbres s’étrangler avec un lien mal posé ou trop serré. Traditionnellement composé d’un seul tuteur, il est préférable de haubanner ou de poser des tuteurs bi ou tripodes.

L ‘ARROSAGE

En période de montée de sève, ou de végétation, le jardinier apporte de l’eau à la plantation, et régulièrement la première année. Les systèmes à drains sont valables uniquement pour les grosses mottes, et le paillage de la surface est primordial pour éviter l’évaporation et l’envahissement par les adventices. Il est réalisé soit avec un couvert végétal, broyat de branches ou écorces, soit par un tissu dégradable ou non. Les tissus peuvent être recouvert dans un souci esthétique.

LES ENGRAIS

Dans un sol non lessivé, et en dehors des plantations en zone urbaine, les arbres trouvent à s’alimenter avec la décomposition et la percolation des éléments venus de l’humus. Pour des raisons esthétiques, nous avons tendance à enlever les feuilles mortes et à rendre le sol nu. C’est dommage, car nous privons ainsi les végétaux d’une source précieuse d’éléments nutritifs…Le paillage avec des Bois Raméaux Fragmentés permet de pallier à cet inconvénient et de recomposer ces couches humifères. Les composts apportés en mélange avec la couche de terre de surface sont aussi appréciables pendant la croissance.

LA TAILLE

Depuis une 20 aine d’années, des praticiens et des scientifiques ont mis en évidence les réactions des arbres à la taille ( cf Christophe DRENOU in «la taille des arbres d’ornement » ). La taille de formation est importante, elle permet d’anticiper sur la forme future de l’arbre, et d’adapter le végétal aux contraintes : circulation de véhicules ou de piétons, réseaux aériens... Mais elle ne doit pas intervenir à la plantation. Les végétaux ont besoin de toutes leurs feuilles pour accumuler des réserves et développer branches et racines, et il faut éviter de les en priver. La formation se fera plus tard si besoin est. Quand à l’élagage, il doit être proscrit, car un végétal en bonne santé n’a pas besoin d’être taillé ( voir chapitre sur la taille )

Choisir les arbres

Adapter l’arbre à son environnement ou à sa fonction demande de bien le connaître. Les espèces et variétés sont trop nombreuses pour être listées ici.

Mais sur le plateau Vivarais Lignon, il y a un certain nombre de valeurs sures. Pour les connaître, le mieux est de se promener dans la campagne et d’observer la nature. Les arbres les plus adaptés seront les membres des espèces indigènes.

la plantation


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